10 Juil 2019

Deutsche Bank : 18 000 suppressions de postes et création d’une Bad Bank

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Deutsche Bank : 18 000 suppressions de postes et création d’une Bad Bank

 

Deutsche Bank a annoncé un vaste plan de restructuration et la création d’une “bad bank”

Deutsche Bank a annoncé un vaste plan de restructuration et la création d’une “bad bank” pour isoler ses actifs risqués. Première banque allemande et surtout plus important établissement européen en termes d’actifs financiers détenus (1.769 milliards de dollars), sa direction a officialisé, un plan de restructuration titanesque qui prévoit 18.000 suppressions de postes (20% des effectifs), notamment dans sa partie banque d’investissement. Et surtout : une “bad bank” va être créée pour y loger 288 milliards d’euros d’actifs dont la direction évalue la valeur réelle à 74 milliards d’euros.

Une “bad bank” est une nouvelle structure qui permet d’isoler les actifs

Une “bad bank” est une nouvelle structure qui permet d’isoler les actifs qu’un établissement financier traîne comme un boulet (comme des produits dérivés ou des prêts en souffrance). Pour Deutsche Bank le problème est ancien et remonte à la précédente crise financière. Comme beaucoup d’autres, le géant allemand a spéculé sur les subprimes, ces produits financiers regroupant des crédits immobiliers accordés à des ménages américains insolvables. Au-delà du terme anxiogène, une “bad bank” peut aussi simplement être une manière de séparer les actifs jugés non essentiels dans la nouvelle stratégie de l’entreprise. Ce qui est aussi le cas de Deutsche Bank.

L’ensemble du secteur bancaire traverse actuellement une période difficile

« L’ensemble du secteur bancaire traverse actuellement une période difficile, je doute que l’exécution du plan de la Deutsche Bank soit efficace », confie à Capital une source bancaire concurrente haut placée. À la question de savoir s’il faut s’inquiéter, celle-ci déclare : “Clairement !”. “La création d’une bad bank est une bonne chose mais il faut voir les détails de celle-ci. Avant cela, je préfère rester prudent”, déclare-t-elle. En effet, l’efficacité d’une bad bank dépend de sa structure et Deutsche Bank sera actionnaire à 100% de cette nouvelle entité. “Cela signifie que des nouvelles pertes pour dépréciation sont à prévoir”, souligne quant à lui l’économiste Philippe Herlin.

Consulter les articles :

Capital

Les Echos

 

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