19 Mar 2020

Le pétrole au plus bas en presque 20 ans, chute de 24 % à New York

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Le pétrole au plus bas en presque 20 ans, chute de 24 % à New York

À New York, le baril de WTI pour livraison en avril a terminé à 20,37 dollars, s’écroulant de 24,4 % et tombant à son plus bas niveau depuis février 2002.

Des plus bas niveaux depuis 20 ans

Les cours du pétrole ont continué de s’enfoncer mercredi. Ils atteignent leurs plus faibles niveaux depuis près de 20 ans. Ce marché est pris en étau entre une offre surabondante et une demande mondiale éprouvée par la pandémie de coronavirus.

À New York, le baril de WTI pour livraison en avril a terminé à 20,37 dollars, s’écroulant de 24,4 %. Il tombe à son plus bas niveau depuis février 2002. Ce qui correspond à la période entre les attentats du 11 septembre 2001 et l’intervention américaine en Irak, débutée en mars 2003.

Plus de 60 % de chute

Le WTI et le Brent ont perdu plus de 60 % de leur valeur depuis le dernier pic atteint début janvier. Après l’escalade de tensions entre les États-Unis et l’Iran qui a suivi l’attaque de drone à Bagdad.

Bras de fer entre l’Arabie Saoudite et la Russie

Le mouvement de panique sur les marchés de l’or noir a commencé vendredi 6 mars. A la fin du sommet entre les pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs alliés à Vienne.

L’Arabie Saoudite a décidé d’ouvrir les vannes

L’échec des négociations entre l’Arabie saoudite et le poids lourd parmi ses alliés, la Russie, a ouvert la voie à l’action suivante : Riyad a décidé d’ouvrir les vannes et d’inonder le marché. De cette façon, elle met à l’épreuve ses concurrents et préserver sa part de marché.

Elle survient au moment où la demande mondiale est torpillée par la pandémie de nouveau coronavirus. Ce virus qui a provoqué la mort de plus de 8000 personnes et paralyse l’économie planétaire.

Jusqu’à quel point ?

La pression à la baisse devrait se poursuivre jusqu’à ce que l’Arabie saoudite et la Russie redeviennent raisonnables. Dans ce contexte, le baril pourrait atteindre les 20 dollars. Voire « encore moins » en cas d’écart entre offre et demande de l’ordre de 10 millions de barils par jour au deuxième trimestre.

Les 20 dollars le baril ne sont pas tenables pour beaucoup de producteurs dans le monde. La chute ne serait alors que temporaire puisqu’à ce niveau-là, seuls quelques producteurs, dont les Saoudiens, pourraient survivre, ce qui ferait automatiquement monter les prix à terme.

Les États Unis n’ont pas encore réduit leur production

Les États-Unis, premier producteur mondial, n’ont pas pour autant ralenti leur cadence. Mais ces données, légèrement décalées dans le temps, ne reflètent pas encore les bouleversements récents du secteur. Alors que des millions de barils saoudiens s’apprêtent à inonder le marché.

De nombreux producteurs américains se préparent déjà à payer une addition particulièrement salée. Les entreprises cassent les prix et réduisent considérablement leurs activités, tandis que les emplois se retrouvent menacés.

Consulter l’article : La Presse Canada 18 mars 2020

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